Témoignage de Francine et Yves île Maurice 1998

 

 

Décembre 1998

 

- Dans l'avion Air Mauritius, les images me reviennent en mémoire sur la façon dont Swami nous guidait.

 Après notre mariage en Inde en janvier, nous avons organisé notre mariage civil et religieux dans notre ville. Comme promis, ce fût Mgr Garnier qui célébra notre union le 11 juillet.

Ce fut simple et merveilleux, auréolé de l'Amour de Sai. Lors de l'envoi des faire parts, naturellement,

nous sentons le besoin et par amour, d'en envoyer un à Swami. Avec les mots qui viennent du cœur, nous lui adressons notre invitation : ... nous savons qu'à l'heure où nous écrivons, tu le sais déjà mais nous sommes heureux de t'annoncer notre mariage, car tout vient de toi ...

 - En décembre, nous partons en voyage de noces à l'Ile Maurice. Nous survolons l'île dans son écrin d'émeraude, un véritable joyau de l'océan indien. Une légende dit que Rama avait blessé à mort Maricha son dévot. Il la transforma en perle qu'il lança dans l'océan au loin, où elle prit la forme d'une île du nom de Maricha.

 Nous arrivons enfin vers notre rêve, la destination de notre voyage de noces. Installés à l'hôtel « le Canonnier », nous avons pu joindre au téléphone une amie de l'île de la Réunion qui nous avait informés de la possibilité de rencontrer Ajay à Rivière du Rempart.

- Nous avons parcouru l'île en taxi, les champs de canne à sucre, les plantations de thé, la capitale Port Louis, la terre des sept couleurs, Grand Bassin, le jardin botanique de Pamplemousses avec sa flore tropicale, les hibiscus, les flamboyants et les bougainvilliers.

A Curepipe, nous faisons une halte au Sai Baba Mandir, ainsi que dans une fabrique de maquettes de bateaux où une Mauricienne dans son magasin lisait le «  Sanathana Sarathi ». Baba ne nous quittait pas.

 - L'idée de rencontrer Ajay ne me quitte pas, malgré les divisions à son sujet à cause de la parution d'un livre en France : «Pour l'Amour de Dieu ».

Un jeudi après-midi, un taxi nous conduit à Rivière du Rempart sous un soleil étincelant et bienfaisant. Notre taxi, stationné devant la grille du Mandir, le chauffeur s'avance au devant et demande si nous étions bien arrivés à l'adresse indiquée. Nous découvrons Ajay qui est debout devant le temple dans un habit de prêtre indien.

Son regard nous sonde sévèrement, se demandant sans doute, qui était ces touristes avec appareil photo et caméscope ?

Après s'être déchaussés, nous demandons à visiter et l'on nous invite donc à entrer. Je me dis « Si Swami est présent ici, nous devrions le ressentir».

- Il y a de nombreuses photos de Baba recouvertes de vibhuti grise et kumkum coloré. Par respect pour le lieu qui sent la paix et l'harmonie, nous ne faisons aucune photo. Nous ressentons les effets bénéfiques de cet endroit. Le visage de notre guide se détend et devient amical et bienveillant.

Il nous conduit dans une petite pièce où se produisent des manifestations spontanées : un seau qui se remplit de vibhuti, un plateau avec des sucreries qui se matérialisent toutes seules et d'autres choses ... Nous avons bien du mal à quitter cet endroit et les doutes s'effacent.

Notre chauffeur qui attendait patiemment devant la boutique attenante au temple, s'avance sur le pas de la porte où nous entourons Ajay de nos questions qui nous viennent à l'esprit.

Il nous dit : vous pouvez venir quand vous voulez ...

 Sa sincérité nous touche beaucoup. L'expression qu'il affichait à notre arrivée avait disparue. Et voilà que nous avons trouvé un grand frère Mauricien, plein d'amour pour nous. Soudainement, il matérialise des graines de ‘’ Rudraksha’’ à chacun d'entre nous avec la façon de l'utiliser ainsi que de la vibhuti parfumée. Notre chauffeur fut saisi de stupeur lorsque notre nouvel ami manifesta de l' Amrita, (nectar des dieux) qui sortait du creux de sa main. Celui-ci se prosterna sur le sol en signe d'adoration et de respect et toucha les pieds sacrés (padanamaskar). Ce fut un réel choc pour lui. Il n'avait jamais rien vu de pareil dans sa vie.

 Nous décidons de faire quelques achats à la boutique (le Sai Shop) qui nous rappelait tant ce que nous trouvons à Puttaparthi.

Les bénédictions de Baba pleuvaient réellement sur nous ! Nous étions venus les mains vides et le cœur léger et nous repartons les mains pleines de précieux présents et le cœur rempli de l'amour divin.

Le soir couchant sur le lagon nous offrait un spectacle fascinant que seul le créateur peut offrir u regard des humains. L'embrasement du ciel, de teinte orangée, et l'astre du jour glissa doucement dans les draps soyeux de l'océan indien.

 Aujourd'hui nous pensons sincèrement que si Baba avait un fils, ce serait Ajay sans aucun doute.

 

Dans l'Amour de Sai,

 

Yves et Francine